Chaque ligne ci-dessous croise une unité de travail et un danger, lui attribue une gravité et une fréquence (de 1 à 4), en déduit une cotation, puis énonce l'action de prévention. C'est la traduction concrète de l'exigence de l'article R4121-1 : un inventaire des risques par unité de travail.
Recevoir un exemple adapté
Dites-nous votre secteur : on vous renvoie un exemple rempli proche de votre réalité, pas un modèle générique.
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La question la plus fréquente n'est pas « quelles colonnes ? » mais « jusqu'où je détaille ? ». Voici un exemple coté, ligne par ligne, pour calibrer votre propre document unique.
Exemple rempli et coté – quatre situations de travail courantes.
| Unité de travail | Danger identifié | Gravité | Fréquence | Cotation | Action de prévention |
|---|---|---|---|---|---|
| Atelier / poste découpe | Coupure outil tranchant | 3 | 3 | 9 | Gants anti-coupure, protocole d'affûtage |
| Manutention / stockage | Lombalgie port de charges | 2 | 4 | 8 | Aide à la manutention, formation gestes & postures |
| Bureau / open-space | Charge mentale, RPS | 2 | 3 | 6 | Régulation de la charge, point managérial trimestriel |
| Circulation interne | Chute de plain-pied | 2 | 2 | 4 | Marquage au sol, entretien des revêtements |
- Le danger trop vague (« risque atelier ») : on perd la traçabilité de l'exposition voulue par l'article L4121-3-1.
- L'action manquante : un risque coté sans action n'est pas une évaluation aboutie.
- L'oubli des risques psychosociaux : ils doivent figurer au document unique (article L4121-1 ; INRS).
Le modèle prêt à l'emploi : chaque section livre un livrable concret, zéro blabla.
Un exemple n'est jamais figé. Le document unique se met à jour au moins chaque année dans les entreprises d'au moins onze salariés (article R4121-2), lors de toute décision d'aménagement important, et dès qu'une information nouvelle sur un risque est portée à la connaissance de l'employeur.
Pour les entreprises de moins de onze salariés, la mise à jour n'est pas annuelle systématique : elle intervient lors d'un changement de situation de travail ou d'une nouvelle information sur un risque (service-public.gouv.fr F35360).
Sur l'exemple rempli
Les chiffres de cotation sont-ils réglementaires ?
Non. L'échelle 1 à 4 et le produit gravité × fréquence sont une méthode de bonne pratique. Le Code du travail n'impose pas de matrice de cotation.
Combien de lignes faut-il ?
Autant que d'unités de travail et de dangers réels. Un atelier peut tenir en quelques lignes ; une entreprise multi-sites en aura beaucoup plus. L'exemple sert à calibrer le détail, pas le volume.
Puis-je réutiliser cet exemple tel quel ?
Comme point de départ, oui. Mais l'évaluation doit refléter votre activité réelle : recopier un exemple sans l'adapter ne vaut pas évaluation des risques.